Emission Radio d’Oc
FRIC’ASSEZ
ASSEZ DE LA FINANCE QUI GOUVERNE LE MONDE
Une émission du Collectif tarn-et-garonnais pour un Audit Citoyen de la dette publique.
Autrement dit le CAC 82.
Une émission qui parle de fric, de blé, d’espèces, de flouze, de galette, de pognon, de thune, de sous, de picaillons, de pépètes, d’oseille, de brique, de pèze, de radis, de grisbi, de caillasse, de piar
en un mot comme en cent… d’argent.
Pour cette émission : la dette et plus précisément, la dette publique et, pour être encore plus précis, ses origines.
A écouter sur le lien : [ http://www.radiodoc.org/emissions/f…]
Les Chiffres de la dette 2012 par le CADTM
Source : CADTM
Le CADTM publie les Chiffres de la dette 2012. La version augmentée et améliorée des Chiffres de la dette est enfin disponible.
Pour comprendre la multiplicité des crises en cours, Damien Millet, Eric Toussaint et Daniel Munevar (CADTM) mettent à disposition un ensemble de données liées à la dette et à des thèmes connexes.
Crise économique, crise financière, crise alimentaire et crise de la dette s’éclairent et se connectent à la lecture de cette brochure parsemée de tableaux et d’infographies qui permettent de mettre en lumière les éléments du puzzle.
De la crise de la dette des pays du Sud en 1982 à la crise actuelle en Europe, en passant par les dettes odieuses dans le monde et les chiffres du FMI et de la Banque mondiale, l’analyse des statistiques permet d’identifier les véritables enjeux.
Les auteurs posent un regard critique sur l’économie mondiale et les mécanismes de domination qui sont en jeu. Ils proposent un éclairage cru sur les réalités chiffrées d’un monde qui vacille.
A toutes les échelles, les inégalités sont criantes et continuent de se creuser. Les chiffres de la dette 2012 parlent d’eux-mêmes et démontrent à quel point il est nécessaire et urgent de changer radicalement de système.
C’est à la lumière de cette compréhension que pourra se dessiner un horizon de résistance collective dans lequel les exclus, où qu’ils soient, prendront conscience que leur souffrance provient des mêmes maux, des mêmes mécanismes et des mêmes acteurs et s’identifieront comme un tout solidaire : les 99 %.

Le CAC 82 rencontre nos députés pour parler du Pacte Budgétaire…
Communiqué du collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique
Avant le vote à l’Assemblée Nationale du TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union économique et monétaire), des délégués du CAC 82 ont rencontré les deux députés élus en Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault pour la première circonscription et Jacques Moignard pour la deuxième, tous deux de la majorité présidentielle. Nous leur avons rappelé les engagements, concernant le traité, pris par François Hollande pendant sa campagne, engagements non respectés par la suite. Nous leur avons dit qu’en rejetant le Pacte Budgétaire, députés et sénateurs pouvaient envoyer un signal fort contre la spirale socialement destructrice et économiquement inefficace de l’austérité.
Il s’est ensuivi un véritable dialogue de sourds, nous n’avions pas la même interprétation des clauses du traité, ni les mêmes analyses sur tous les sujets évoqués (austérité, dette, rapports de force en France et en Europe). Valérie Rabault nous a dit que voter le TSCG, c’était surtout pour elle soutenir François Hollande dans son combat pour que l’Europe ne « lâche » pas la Grèce. Jacques Moignard quant à lui a dit ne pas avoir le choix, il est « obligé » de voter comme le lui demande sa formation politique.
Le collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique est composé de citoyenNEs, de syndicats : CGT 82, FSU 82, SUD 82, d’ associations : Attac 82, Mouvement des Objecteurs de Croissance et soutenu par des partis politiques : EELV 82,GA 82,GU 82, NPA 82, PC 82, PG 82, PUMAC.
Le collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique est ouvert à touTEs les citoyenNEs qui souhaiteraient le rejoindre.
Renseignements ou contact :
attac.82 [at] wanadoo.fr
Sur la crise, le pacte budgétaire, et la tribune des 120 économistes « anti-Traité »
Source : Blog Jean Gadrey
LE PACTE BUDGETAIRE, ABSURDITE ECONOMIQUE, CATASTROPHE SOCIALE ET ECOLOGIQUE, DENI DE DEMOCRATIE.
Je suis intervenu il y a quelques jours avec Michel Husson dans un débat public animé par Laurent Cordonnier sur la crise et sur le pacte budgétaire, devant un public majoritairement composé d’étudiants lillois. Voici quelques extraits un peu recomposés de la première partie de mon intervention. La seconde partie développait cette idée : la croissance à l’infini n’est la solution ni à la « crise des dettes », ni à la crise systémique mondiale. Ce sera le prochain billet.
LE PACTE BUDGETAIRE, ABSURDITE ECONOMIQUE, CATASTROPHE SOCIALE ET ECOLOGIQUE, DENI DE DEMOCRATIE.
Ce pacte est à bien des égards pire que le TCE, ce qui explique que nombre de défenseurs de gauche du TCE, par exemple du côté des Verts ou d’Alternatives économiques, le dénoncent également, avec leurs arguments, souvent proches des miens. Et la Confédération européenne des syndicats, qui avait soutenu les traités antérieurs, est contre le TSCG qui, selon elle, « ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. »
La principale critique concerne la « règle d’or ». Cette règle dit tout État doit avoir tout le temps des budgets en équilibre, à très peu près, et que sinon il y a de lourdes sanctions, voire une quasi mise sous tutelle budgétaire (baptisée « partenariat budgétaire ») de l’Etat « fautif ». On pourra discuter des détails. Une autre règle aussi drastique porte sur le stock de dette. Elle impose à tout Etat qui dépasse le ratio magique de 60 % du PIB une réduction de son surplus de dette (soit près de 30 % du PIB pour la France) « à un rythme moyen de un vingtième par an » (soit la bagatelle de 30 milliards par an pour la France). Ces règles d’or sont des chapes de plomb. Ce sont des absurdités économiques pour deux raisons. La première est limpide, la deuxième exige de petites explications.
1) Mener des politiques d’austérité quand la récession est là et menace de durer des années, cela renforce la contraction de l’activité, cela diminue les recettes publiques, et cela rend encore plus difficile la réduction de déficits publics excessifs là où il y en a. Cela se constate partout.
2) Cette crise n’est absolument pas due à la dette publique, contrairement à ce qu’on nous raconte. Je vais citer et commenter un peu [commentaires entre crochets par la suite] un appel, que j’ai signé, de 120 économistes, paru dans Le Monde ce soir.
« Avant la crise, l’UE dans son ensemble était globalement à l’équilibre. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht [contrairement à l’Allemagne, que les marchés financiers chouchoutent… pour le moment, car ça pourrait changer. L’Allemagne a eu des déficits nettement supérieurs aux 3 % du PIB entre 2002 et 2005 compris].
« La montée des déficits publics est une conséquence :
1) de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés [la croissance des inégalités est un grand facteur de crise].
2) de l’aide publique apportée aux banques en difficulté du fait de leurs comportements spéculatifs [socialisation publique des pertes privées, les contribuables au secours des banques].
3) du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés [dérégulation financière donnant tout le pouvoir aux marchés, y compris le pouvoir d’étrangler des États] ».
[Commentaire sur le deuxième facteur explicatif : « l’aide publique apportée aux banques commerciales en difficulté du fait de leurs comportements spéculatifs ». Ils ont raison ceux qui ont rédigé ce texte, mais ils oublient une autre raison pour lesquelles les banques ont été en grande difficulté et parfois en quasi faillite. C’est sans doute en Espagne que c’est le plus clair, mais c’est tout aussi vrai aux Etats-Unis et ailleurs : entre 2002-2003, fin de la crise de la « nouvelle économie », et 2007-2008, la sacro-sainte croissance a été recherchée, et en partie obtenue, sur la base d’un endettement PRIVÉ massif et à hauts risques des ménages, des entreprises, et des banques qui finançaient allègrement les emprunts des uns et des autres en misant sur la croissance éternelle. Il n’y a pas que la spéculation financière, certes essentielle, dans les risques démesurés pris par les banques, il y a la spéculation intellectuelle, la croyance économique selon laquelle quand la croissance va, tout va et tout va continuer à aller. Les faits ont montré que parfois, et de plus en plus souvent, quand la croissance va, tout s’effondre en peu d’années.]
« Cette crise est aggravée par l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Réserve fédérale américaine. Enfin, la crise est rendue possible par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, ce qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe » [et surtout qui interdit toute SOLIDARITE EN EUROPE, ce qui avait un peu existé avec les fonds structurels assez conséquents au moment de l’entrée de la Grèce, et surtout de l’Espagne et du Portugal (1986)].
« L’OFCE prévoit 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables. »
Une question vient alors naturellement : mais si c’est une telle absurdité, pourquoi prennent-ils cette voie, bien entendu sans nous consulter, car ils anticipent notre réponse ? La réponse tient en deux mots, dans leur novlangue : « réformes structurelles ». Ce qui se résume par : 1) flexibilité accrue du marché du travail pour faire baisser encore le coût du travail ; 2) dépérissement de l’état social et des protections sociales, nouveaux reculs sur les retraites, la santé, etc. et 3) privatisations à tout va, après avoir cassé les services publics, et leurs salariés.
Il s’agit pour eux de tenter, je dis bien tenter, car on espère bien les bloquer, d’aller encore plus loin dans le néolibéralisme à la faveur de la crise du néolibéralisme, et pour cela une bonne cure de souffrance des peuples et de chômage de masse leur semble à ce jour inéluctable. Ce sont des apprentis sorciers, car on voit bien qui va en profiter politiquement si on ne les stoppe pas vite.
Dernière citation du texte des économistes anti-Traité : « Nous pouvons faire autrement [dans l’immédiat, dans le cadre des textes actuels]. Une expansion coordonnée de l’activité et de l’emploi serait aujourd’hui possible au niveau européen, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux des organismes publics de crédit [c’est en effet prévu par les traités existants, article 123]. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d’obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs. »
Pour en savoir plus sur ce texte, ses signataires et par la suite l’accueil des médias, voir le site :
http://www.appeldeseconomistes.fr/
Soirée-débat avec JM Harribey : Jeudi 27 septembre à 20h30
La face cachée du Pacte Budgétaire et du Traité Européen (TSCG).

Avec JM Harribey :
Economiste, ancien maître de conférences à l’université Montesquieu – Bordeaux 4.
Chroniqueur à Politis.
Membre de la Fondation Copernic et d’Attac France, qu’il a présidée de 2006 à 2009.

Conférence sur le Pacte Budgétaire à la Foire Bio
Le diaporama qui a servi de fil conducteur à la conférence.
Beau succès pour un dimanche après-midi, salle pleine (~40 aine de personnes).
En PDF : Diaporama conférence CAC82 sur le TSCG – 230912
Pacte budgétaire : Interpellez vos députés !
La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement lourd de conséquences. Elle imposerait durablement une politique d’austérité.L’article 3 dépossède le Parlement d’une grande partie de son pouvoir sur les questions budgétaires et consacre la « règle d’or » budgétaire : il interdit presque tout déficit, limité à 0,5% du PIB (soit 10 milliards d’euros, pour la France). Comme le déficit devrait atteindre 50 milliards d’euros en 2012, il faudrait amputer de 50 milliards d’euros les budgets publics, soit l’équivalent du budget de l’Education Nationale !
L’intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires, particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d’une renégociation de ce Pacte budgétaire, de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.
–> Le formulaire « automatique » sur le site du Collectif National.
Monsieur le Député, Madame la Députée,
François Hollande, candidat, s’est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire, signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui le gouvernement présente pour ratification au Parlement ce même Traité, rigoureusement inchangé.
Le Pacte budgétaire interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l’espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise: la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers. Ce Pacte va aggraver le chômage et bloquer toute amorce de transition écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance » adoptées par le Conseil européen fin juin n’y changeront rien.
Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n’y survivra pas, pas plus que la démocratie. Je vous demande de voter contre le Pacte budgétaire. Votre vote, et le rejet du Traité par la France, permettront de rouvrir le débat pour réorienter l’Europe.
En vous remerciant de votre réponse, croyez, Monsieur le Député, Madame la Députée, à mes sentiments républicains,
Prochains rendez-vous publics
Le 27 septembre : réunion publique sur le Pacte budgétaire avec J-M. Harribey (20h30 à la Maison du Peuple)
Un Traité contre les peuples : faire échec au Pacte budgétaire !

Le nouveau traité européen représente un véritable danger pour la démocratie et les droits sociaux en Europe. Le collectif pour un audit citoyen se mobilise ! Le 1er mars 2012, 25 (sur 27) chefs d’État et de gouvernement ont signé un nouveau traité, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG), qui devrait entrer en vigueur au début de l’année 2013. Ce traité, dénommé «Pacte budgétaire», est présenté comme un remède à la crise par les gouvernements européens et la «Troïka» – la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Sa recette est simple : l’austérité généralisée en Europe. Nous aurions vécu au-dessus de nos moyens, et, désormais, pour «rassurer les marchés», il nous faudrait consentir à des mesures «douloureuses» : fermeture d’écoles, d’hôpitaux, suppression d’allocations sociales, remise en cause du droit du travail et «modération» des salaires… Le nouveau traité comprend ainsi plusieurs outils pour contraindre durablement (et sans débat démocratique) les Etats à effectuer les réformes «nécessaires» : la «règle d’or», qui impose un quasi-équilibre budgétaire, ainsi qu’un arsenal punitif renforcé pour les pays «laxistes». Le Pacte budgétaire dresse ainsi les contours d’une Europe technocratique qui écrase les peuples pour mieux rassurer les marchés. Le Collectif pour un audit citoyen de la dette vous propose ici une petite visite guidée des dispositifs prévus par ce nouveau traité.
Une règle d’or : l’austérité !
La règle de plomb de l’austérité
Combien ça va coûter ?
Des dégâts économiques et sociaux considérables
Une «compétitivité» qui plombe toute l’Europe…
Punitions contre la démocratie
Des sanctions automatiques
Tout sauf le référendum !
Couler les peuples pour sauver les banques
La spirale destructrice de l’austérité généralisée
Sortir l’Europe de la mainmise des marchés
Une rénovation démocratique complète
Dans un premier temps, cela suppose de rejeter le Pacte budgétaire par des mobilisations européennes et dans les différents États. Avec les autres peuples européens nous voulons imposer dans tous les pays un véritable débat démocratique autour des enjeux de la dette publique, des alternatives à l’austérité et à ce nouveau Traité. Dans un second temps, il faut engager un processus démocratique d’élaboration d’un nouveau traité européen avec tous les pays voulant s’engager dans cette voie, pour refonder l’Europe sur des bases de solidarité et de démocratie. Faute de quoi l’Union s’enfoncera dans la récession, le chômage, le racisme et la xénophobie, et son éclatement deviendra inéluctable.








