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Le CAC 82 rencontre nos députés pour parler du Pacte Budgétaire…

Communiqué du collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique

Avant le vote à l’Assemblée Nationale du TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union économique et monétaire), des délégués du CAC 82 ont rencontré les deux députés élus en Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault pour la première circonscription et Jacques Moignard pour la deuxième, tous deux de la majorité présidentielle. Nous leur avons rappelé les engagements, concernant le traité, pris par François Hollande pendant sa campagne, engagements non respectés par la suite. Nous leur avons dit qu’en rejetant le Pacte Budgétaire, députés et sénateurs pouvaient envoyer un signal fort contre la spirale socialement destructrice et économiquement inefficace de l’austérité.

Il s’est ensuivi un véritable dialogue de sourds, nous n’avions pas la même interprétation des clauses du traité, ni les mêmes analyses sur tous les sujets évoqués (austérité, dette, rapports de force en France et en Europe). Valérie Rabault nous a dit que voter le TSCG, c’était surtout pour elle soutenir François Hollande dans son combat pour que l’Europe ne « lâche » pas la Grèce. Jacques Moignard quant à lui a dit ne pas avoir le choix, il est « obligé » de voter comme le lui demande sa formation politique.

Le collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique est composé de citoyenNEs, de syndicats :  CGT 82, FSU 82, SUD 82, d’ associations : Attac 82, Mouvement des Objecteurs de Croissance et soutenu par des partis politiques : EELV 82,GA 82,GU 82, NPA 82, PC 82, PG 82, PUMAC.

Le collectif 82 pour un audit citoyen de la dette publique est ouvert à touTEs les citoyenNEs qui souhaiteraient le rejoindre.

Renseignements ou contact :

attac.82 [at] wanadoo.fr

Sur la crise, le pacte budgétaire, et la tribune des 120 économistes « anti-Traité »

Source : Blog Jean Gadrey

LE PACTE BUDGETAIRE, ABSURDITE ECONOMIQUE, CATASTROPHE SOCIALE ET ECOLOGIQUE, DENI DE DEMOCRATIE.

Je suis intervenu il y a quelques jours avec Michel Husson dans un débat public animé par Laurent Cordonnier sur la crise et sur le pacte budgétaire, devant un public majoritairement composé d’étudiants lillois. Voici quelques extraits un peu recomposés de la première partie de mon intervention. La seconde partie développait cette idée : la croissance à l’infini n’est la solution ni à la « crise des dettes », ni à la crise systémique mondiale. Ce sera le prochain billet.

LE PACTE BUDGETAIRE, ABSURDITE ECONOMIQUE, CATASTROPHE SOCIALE ET ECOLOGIQUE, DENI DE DEMOCRATIE.

Ce pacte est à bien des égards pire que le TCE, ce qui explique que nombre de défenseurs de gauche du TCE, par exemple du côté des Verts ou d’Alternatives économiques, le dénoncent également, avec leurs arguments, souvent proches des miens. Et la Confédération européenne des syndicats, qui avait soutenu les traités antérieurs, est contre le TSCG qui, selon elle, « ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. »

La principale critique concerne la « règle d’or ». Cette règle dit tout État doit avoir tout le temps des budgets en équilibre, à très peu près, et que sinon il y a de lourdes sanctions, voire une quasi mise sous tutelle budgétaire (baptisée « partenariat budgétaire ») de l’Etat « fautif ». On pourra discuter des détails. Une autre règle aussi drastique porte sur le stock de dette. Elle impose à tout Etat qui dépasse le ratio magique de 60 % du PIB une réduction de son surplus de dette (soit près de 30 % du PIB pour la France) « à un rythme moyen de un vingtième par an » (soit la bagatelle de 30 milliards par an pour la France). Ces règles d’or sont des chapes de plomb. Ce sont des absurdités économiques pour deux raisons. La première est limpide, la deuxième exige de petites explications.

1) Mener des politiques d’austérité quand la récession est là et menace de durer des années, cela renforce la contraction de l’activité, cela diminue les recettes publiques, et cela rend encore plus difficile la réduction de déficits publics excessifs là où il y en a. Cela se constate partout.

2) Cette crise n’est absolument pas due à la dette publique, contrairement à ce qu’on nous raconte. Je vais citer et commenter un peu [commentaires entre crochets par la suite] un appel, que j’ai signé, de 120 économistes, paru dans Le Monde ce soir.

« Avant la crise, l’UE dans son ensemble était globalement à l’équilibre. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht [contrairement à l’Allemagne, que les marchés financiers chouchoutent… pour le moment, car ça pourrait changer. L’Allemagne a eu des déficits nettement supérieurs aux 3 % du PIB entre 2002 et 2005 compris].

« La montée des déficits publics est une conséquence :
1) de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés [la croissance des inégalités est un grand facteur de crise].
2) de l’aide publique apportée aux banques en difficulté du fait de leurs comportements spéculatifs [socialisation publique des pertes privées, les contribuables au secours des banques].
3) du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés [dérégulation financière donnant tout le pouvoir aux marchés, y compris le pouvoir d’étrangler des États] ».

[Commentaire sur le deuxième facteur explicatif : « l’aide publique apportée aux banques commerciales en difficulté du fait de leurs comportements spéculatifs ». Ils ont raison ceux qui ont rédigé ce texte, mais ils oublient une autre raison pour lesquelles les banques ont été en grande difficulté et parfois en quasi faillite. C’est sans doute en Espagne que c’est le plus clair, mais c’est tout aussi vrai aux Etats-Unis et ailleurs : entre 2002-2003, fin de la crise de la « nouvelle économie », et 2007-2008, la sacro-sainte croissance a été recherchée, et en partie obtenue, sur la base d’un endettement PRIVÉ massif et à hauts risques des ménages, des entreprises, et des banques qui finançaient allègrement les emprunts des uns et des autres en misant sur la croissance éternelle. Il n’y a pas que la spéculation financière, certes essentielle, dans les risques démesurés pris par les banques, il y a la spéculation intellectuelle, la croyance économique selon laquelle quand la croissance va, tout va et tout va continuer à aller. Les faits ont montré que parfois, et de plus en plus souvent, quand la croissance va, tout s’effondre en peu d’années.]

« Cette crise est aggravée par l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Réserve fédérale américaine. Enfin, la crise est rendue possible par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, ce qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe » [et surtout qui interdit toute SOLIDARITE EN EUROPE, ce qui avait un peu existé avec les fonds structurels assez conséquents au moment de l’entrée de la Grèce, et surtout de l’Espagne et du Portugal (1986)].

« L’OFCE prévoit 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables. »

Une question vient alors naturellement : mais si c’est une telle absurdité, pourquoi prennent-ils cette voie, bien entendu sans nous consulter, car ils anticipent notre réponse ? La réponse tient en deux mots, dans leur novlangue : « réformes structurelles ». Ce qui se résume par : 1) flexibilité accrue du marché du travail pour faire baisser encore le coût du travail ; 2) dépérissement de l’état social et des protections sociales, nouveaux reculs sur les retraites, la santé, etc. et 3) privatisations à tout va, après avoir cassé les services publics, et leurs salariés.

Il s’agit pour eux de tenter, je dis bien tenter, car on espère bien les bloquer, d’aller encore plus loin dans le néolibéralisme à la faveur de la crise du néolibéralisme, et pour cela une bonne cure de souffrance des peuples et de chômage de masse leur semble à ce jour inéluctable. Ce sont des apprentis sorciers, car on voit bien qui va en profiter politiquement si on ne les stoppe pas vite.

Dernière citation du texte des économistes anti-Traité : « Nous pouvons faire autrement [dans l’immédiat, dans le cadre des textes actuels]. Une expansion coordonnée de l’activité et de l’emploi serait aujourd’hui possible au niveau européen, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux des organismes publics de crédit [c’est en effet prévu par les traités existants, article 123]. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d’obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs. »

Pour en savoir plus sur ce texte, ses signataires et par la suite l’accueil des médias, voir le site :
http://www.appeldeseconomistes.fr/

Réponse de Sylvia PINEL – Candidate du Parti Socialiste sur la 2nde circonscription

Madame, Monsieur,

Vous avez souhaité attirer mon attention sur les questions relatives aux politiques d’austérité, à la construction européenne et à la nécessaire régulation du secteur bancaire et financier.

Ces sujets sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens et c’est la raison pour laquelle François Hollande a pris plusieurs engagements forts pendant sa campagne.

Comme vous le savez, en tant que candidate de la majorité présidentielle avec François Hollande, je vous confirme que je soutiendrai l’ensemble des projets de loi présentés au Parlement qui iront dans le sens des orientations prises par le Président de la République.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments républicains les meilleurs.

Sylvia PINEL

Réponse de Jean-Jacques BOYER – Candidat d’Europe Ecologie Les Verts sur la 1ère circonscription

Bonjour,

 C’est avec beaucoup d’attention que j’ai pris connaissance de votre courrier adressé aux candidats aux élections législatives.

Vous connaissez mon engagement auprès du collectif 82 pour un audit citoyen de la dette.

Sortir des logiques de l’austérité fait partie intégrante du projet EELV.

Il faut sans conteste remettre en cause le règne de la finance dont seulement 3% des transactions servent l’économie réelle. Des mesures techniques doivent être prises pour cela, notamment celles rappelées dans le document ci-joint à partir de la page 27. Un audit aura le mérite de mettre dans le débat citoyen la réalité des mécanismes de la finance et, de ce fait, les déconstruira pour mieux se les réapproprier. La démarche de l’audit citoyen est avant tout un acte de démocratie délibérative que je soutiens pleinement.

Il faut critiquer la mainmise des banques et des multinationales sur l’économie. Il faut surtout remettre en cause notre système qui est à bout de souffle, revoir ce que nous produisons et consommons, pourquoi, comment nous le faisons. Revoir nos rapports sociaux, notamment en dissociant revenu et salaire, emploi et activité.

(Je tiens à poser une réserve sur la formulation « en taxant les riches et les profits » : si elle séduit et relève l’inacceptable creusement des inégalités, elle me semble trop binaire pour entrainer l’ensemble de la société dans une dynamique de construction d’une nouvelle organisation sociale et économique.)

Nous partageons l’essentiel de l’objectif je pense, à savoir remettre l’humain au cœur de nos politiques publiques. L’humain et le temps long afin de prendre la pleine mesure des défis écologiques que nous avons à relever.

Je reste attaché à poursuivre nos échanges et nos actions partagées au-delà de cette période électorale.

Très Cordialement,

Jean-Jacques Boyer

Porte-parole du Groupe Local EELV 82

Candidat Europe Ecologie Les Verts aux élections législatives 2012

1ère circonscription de Tarn-et-Garonne

06.31.10.48.37   http://jeanjacquesboyer.eelv-legislatives.fr/

 

 

Extraits du programme EELV en rapport avec le sujet

1 LIBERER L’ECONOMIE DE LA FINANCE

L’économie contemporaine est écrasée par une financiarisation insupportable. Il est impératif d’inverser le cycle de dérégulation engagé dans les années 80 et accompagné hélas par les gouvernements de droite comme de gauche.

Appliquer de nouvelles règles et contraintes à la finance est donc une urgente priorité.

Car utile quand elle est au service de l’économie réelle, elle devient nuisible et prédatrice quand elle met l’économie réelle à son service.

Les écologistes agissent d’abord dans ce domaine à l’échelle mondiale [voir chapitre “Une autre architecture internationale”], en particulier par la taxation des transactions financières. Mais ils n’ignorent pas que notre pays doit aussi balayer devant sa propre porte.

La rentabilité des deux principales banques françaises sur leurs activités de marché a atteint 50 % en 2009 et 2010 : leurs résultats sont totalement déconnectés de la réalité économique. Limiter l’ampleur de ces profits est une nécessité, y compris au niveau européen.

Pour changer radicalement les règles

de fonctionnement des banques et des marchés financiers, nos principaux objectifs de réformes sont les suivants :

l‰ Réduire la taille des banques et séparer les activités de “banques d’affaires” et de banques de dépôts. L’argent du contribuable ne doit en aucun cas servir à sauver la partie “finance de marché” des banques.

l‰ Augmenter leurs fonds propres. Les banques doivent disposer de plus de fonds propres supplémentaires et non en diminuant leurs prêts à l’économie réelle, et doit être contrôlée par la Commission européenne pour éviter que les banques, pour réduire leur exposition au risque, ne fassent que diminuer leur prêt aux entreprises tout en gardant leurs activités de marchés, bien plus rentables !

l‰ Conditionner l’aide de la Banque centrale. Les banques européennes sont aujourd’hui totalement dépendantes de la Banque centrale. Mais celle-ci les aide sans conditions, alors que dans le même temps elle refuse d’aider les États. Il est normal, pour assurer la continuité du financement de l’économie, que la banque centrale soutienne les banques, comme elle devrait le faire pour les États, mais pas de façon inconditionnelle, en terme, par exemple, de présence dans les paradis fiscaux, d’augmentation des fonds propres, de respect des règles sur les bonus, etc.

l‰ Interdire les versements de bonus et de dividendes pour les banques sous capitalisées. Aujourd’hui, les banques doivent consacrer toutes leur ressources à l’augmentation de leur capitaux propres et donc arrêter de verser des bonus et des dividendes à leurs actionnaires tant qu’elles n’ont pas atteint leurs nouvelles obligations.

l‰ Revenir sur l’“innovation financière” nocive et interdire les CDS sur les dettes des Etats. Ces produits profondément pervers reposent sur la fiction selon laquelle les marchés peuvent s’auto assurer alors que les vrais “assureurs” des risques pris, ceux qui payent à la fin, sont les contribuables ou les Banques centrales. Une telle interdiction ne peut se faire qu’au niveau européen.

l‰ Simplifier et superviser mieux la finance : l’existence de produits financiers trop complexes pour être compris et contrôlés est une des causes de la crise. Il convient donc d’interdire un certain nombre de ces produits et de pratiques dangereuses. Les subprimes ou les prêts exotiques commercialisés sans aucun contrôle préalable de la puissance publique, auprès des collectivités locales, sont par ailleurs reconnus comme “toxiques”. L’Agence européenne des marchés financiers devrait obligatoirement donner son autorisation avant la commercialisation par des banques d’un nouveau produit. Cela l’obligerait à en comprendre tous les risques, ce que les clients ne sont pas souvent en mesure de faire.

l‰ Mettre fin à la fuite en avant des transactions ultra courtermistes en instaurant un temps minimum pour chaque transaction. Une taxe sur les transactions financières, si elle voit vraiment le jour, sera un outil puissant contre ces transactions.

l‰ Limiter la capacité des fonds spéculatifs à s’endetter auprès des banques. Si ces fonds ne peuvent plus lever de l’argent auprès des banques et doivent compter sur leurs ressources propres, leur poids financier – et donc leur pouvoir – sera bien moindre.

l‰ Lutter contre les paradis fiscaux par l’adoption en France de l’équivalent de la loi FATCA votée aux Etats-Unis en 2010 obligeant toutes les institutions financières qui ouvrent un compte à un citoyen français ou à une entreprises à capitaux majoritairement français de le déclarer au fisc. Cette loi est un véritable coup de massue sur le secret bancaire ; la France peut, dès 2012, montrer l’exemple en en adoptant une semblable.

l‰ Développer un pôle bancaire public adossé a minima à la Banque postale et un pôle financier public à la Caisse des dépôts et Oséo. Un dispositif spécifique sera mis en place en son sein pour le financement des besoins des collectivités territoriales. Toute aide publique aux banques privées en difficulté sera accompagnée d’une participation au capital et à la gestion des banques. Cette mesure pourra avoir pour conséquence la prise de contrôle par l’État d’une majorité du capital des banques. L’Etat s’engagera à développer une gouvernance assise sur la participation de l’ensemble des parties prenantes (Etat, collectivités, salariés, clients). Ce secteur, décentralisé et démocratisé sera l’instrument de financement de la transformation écologique de la société.

l‰ Inciter fortement l’Europe à créer des agences de notations publiques.

l‰ Développer l’Investissement Socialement Responsable (ISR) comportant les volets suivants :

• Étendre le reporting extra financier à toutes les entreprises de plus de 500 salariés en France, ainsi qu’aux entreprises cotées au sein de l’Union européenne.

• Renforcer sa qualité et sa fiabilité : les rapports “sociaux et environnementaux” ou “développement durable” feront l’objet d’une certification confiée à des organismes indépendants autorisés par l’Etat. L’avis des partenaires sociaux ainsi que celui de parties prenantes externes seront obligatoirement sollicités et insérés dans les rapports de développement durable.

• Définir l’ISR par la loi : pour être reconnu comme ISR un fonds devra préciser et publier ses critères extra financiers d’exclusion et d’inclusion, ses pondérations, sa politique d’exercice des droits de vote. La loi lui demandera de s’interdire le recours aux techniques les plus spéculatives, et de définir la durée minimale de détention des titres, taux maximal de rotation du portefeuille, seuil de rentabilité à long terme compatible avec le respect des équilibres environnementaux et sociaux.

• Étendre à tous les investisseurs institutionnels l’obligation des critères sociaux et environnementaux dans leurs stratégies de placement : sont concernés tous les fonds d’épargne salariale, les caisses de retraites complémentaires, les réserves des organismes de gestion des régimes de retraite obligatoire et des organismes des différents régimes de protection sociale, les réserves des compagnies d’assurance et de réassurance, et les fonds publics, quelle que soit leur forme juridique. La prise en compte de critères environnementaux et sociaux par ces investisseurs fera l’objet d’un reporting annuel ISR obligatoire.

• Créer une agence publique de contrôle et de suivi : adossée aux autorités régulatrices, elle assurera le respect des conditions précitées, délivrera ou retirera un certificat de conformité, analysera et regroupera tous les rapports annuels de gestion, et rendra publique ses conclusions. Elle réalisera un rapport général annuel ISR qui sera remis au Parlement et rendu public.

• Développer l’engagement ou l’activisme actionnarial : en rendant obligatoire la définition d’une politique des droits de vote pour tout investisseur institutionnel et en généralisant les rapports annuels sur sa mise en oeuvre.

• Étendre l’épargne solidaire : les dispositions permettant de diriger une fraction de l’épargne salariale vers l’épargne solidaire seront généralisées à tous les types de supports de placement collectifs.

Réponse de Maximilien REYNES-DUPLEIX et Maryse ALAYRAC Candidats du Front de Gauche-NPA sur la 2nde circonscription

Bonjour, en réponse à votre questionnaire :

Question 1 : OUI , nous sommes partisans d’un processus démocratique (référendum)
d’élaboration d’un nouveau traité européen mettant la communauté et la B C E au service
des populations et non de la finance internationale

Question 2 : page 68 du programme « l’humain d’abord » : en prenant appui sur les luttes
et les aspirations au changement en Europe, nous nous engagerons dans la mise en
chantier d’un nouveau traité qui serait adopté en France par référendum après un
grand débat populaire ; Nous agirons pour l’adoption d’une clause de non-régression
sociale et environnementale.
La France prendra l’initiative d’états généraux de la refondation
européenne en faisant appel à toutes les forces politiques et sociales disponibles en
Europe. Nous combattrons le pacte pour l’Euro plus qui veut imposer l’austérité à vie aux
peuples et nier la souveraineté de leurs représentants ; Nous organiserons un référendum
sur ces dispositions nouvelles et ferons campagne pour qu’elles soient rejetées.
Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des politiques
européennes nouvelles, libérées de l’emprise des marchés financiers.

Questions 3 et 4 : OUI , nous voulons sortir le financement public des marchés financiers
et réformer les activités bancaires .

Question 5 : OUI , page 70 du programme « l’humain d’abord »: La France proposera une
refonte des misions et des statuts de la B C E qui doit être mise sous contrôle
démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement
aux Etats et d’acheter des titres de la dette publique sur le marché monétaire pour
promouvoir l’emploi, la formation et les services publics, en ayant pour objectif de
répondre aux besoins humains et à ceux de la planète.
Nous travaillerons à une harmonisation fiscale qui exigera une imposition
minimale des entreprises, pour empêcher le dumping social entre pays membres de l’UE
et mettra en place un contrôle des mouvements de capitaux et le blocage de ceux à visée
spéculative, la taxation du capital et des transactions financières, le contrôle de l’activité
des banques et la lutte contre les délocalisations ; Nous établirons un secteur bancaire
public pour favoriser le développement d’un nouveau crédit.

***************************************

Pour mettre en œuvre ces propositions, il est indispensable que le groupe
parlementaire « Front de Gauche » soit suffisamment important à l’Assemblée
Nationale pour contraindre le gouvernement à les proposer et les faire aboutir auprès
des autres pays de l’Europe en s’appuyant sur la volonté des peuples concernés qui en
ont « marre » de l’austérité imposée au plus grand nombre et la prospérité pour une
élite ultra minoritaire qui est souvent responsable de cette situation !

Réponse de JF GRILHAULT DES FONTAINES Candidat de Solidarité & Progrès – 1ere circonscription

Bonjour,

Pour faire suite à votre mail et votre demande de prise de position quand au Pacte Budgétaire et les diverses solutions que vous présenter, en vous remerciant de me demander mon avis, à quoi je dirai que notre
slogan de campagne pour les législatives comme pour la présidentielle de Mr Jacques Cheminade, Un Monde sans la City ni Wall Street, ne peut-être plus explicite et aller dans le sens de ce que vous présentez.

C’est un combat que Mr Cheminade a commencé depuis 1995 et que j’ai rejoins il y a 5 ans. Ayant fait le bon diagnostique en temps voulu, je considère comme beaucoup dans notre pays et hors de nos frontières, que
ses solutions sont bien les bonnes.

Aujourd’hui nous sommes 78 a nous présenter sur toute la France, il ne tient qu’à vous et à tout un chacun de nous épauler et de nous suivre car pour l’heure, nul autre ne fera le travail.

Je serais donc très heureux de vous rencontrer et vous invite pour l’heure de visiter nos différents sites. Mon blog de campagne comme les sites de Solidarité & Progrès ou celui de Cheminade2012 :

http://www.gdfontaines.fr
http://www.solidariteetprogres.org
http://www.cheminade2012.fr

Cordialement

JF GRILHAULT DES FONTAINES

Réponse de Richard Blanco, Françoise Ratsimba Candidats de Lutte Ouvrière dans le Tarn et Garonne

Madame, Monsieur,

Nous avons bien reçu votre courrier du 30 mai 2012, nous interrogeant « sur le Pacte budgétaire, le
nouveau traité européen qui doit être ratifié avant fin 2012. L’intérêt est de connaître et de rendre
publics votre position sur ce texte et vos engagements par rapport à sa ratification ou non ratification ».

Le « pacte budgétaire » qui sera proposé aux votes des futurs parlementaires, même si pour la
circonstance certains l’affubleront peut-être de quelques adjectifs à la mode (« citoyen » ou « solidaire »,
gouvernement de gauche oblige !) ne représente que la continuation de l’austérité pour la population. Le
président François Hollande fera ce que le candidat Hollande avait promis : s’atteler à la réduction de la
dette publique. Et comme il ne compte pas s’en prendre à ceux qui ont bénéficiés de cette dette, les
grandes banques et les grands groupes capitalistes, c’est à la population, aux services publics que l’on
réclamera des sacrifices. Quant à la « relance » ou à la « croissance » économique qui permettraient soi-
disant d’épargner les capitalistes comme la population (selon les promesses du candidat Hollande) nous
verrons très vite que c’est une fausse barbe. Ce sera une version à peine édulcorée d’une « austérité de
gauche » avec les mots qui vont bien, mettant en avant par exemple la compétitivité des entreprises au
détriment des emplois et des salaires… comme en Italie. Et si croissance il y a ce sera encore celle des
profits.

Quant à demander un référendum sur la ratification du Pacte budgétaire, nous n’en voyons vraiment pas
l’utilité.
D’abord on a déjà vu avec le précédent référendum sur la constitution européenne, le peu de cas que
nos gouvernants font des votes populaires.
Ensuite nous sommes convaincus que la démocratie sous nos latitudes ressemble plus à ce qu’en disait
crûment Coluche : « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours ». Mais derrière
cette boutade il y a une vérité première : ceux qui ont le pouvoir dans notre société, ce n’est ni le
président, ni le gouvernement et encore moins le parlement. Ceux qui tirent les ficelles, qui décident de
la vie de millions de travailleurs, qui ne sont élus par personne, on les trouve dans les conseils
d’administration du grand patronat. Ce sont eux qui font la loi. Le pouvoir c’est eux. La dictature elle est
là. Et nous n’avons pas envie de faire semblant de croire que des tonnes de papier fussent-ils des
bulletins de vote, y changeront quoi que ce soit;
Seules les luttes déterminées et conscientes de la population pourront inverser le rapport des forces
avec la bourgeoisie. Il n’y a pas de sauveur suprême, ni parlement, ni référendum qui tienne. Il faudra de
nouveaux mai 68, ou de nouveaux juin 36, avec un programme de défense des intérêts des travailleurs :
non seulement la défense de l’emploi et des salires, les deux seules choses qui comptent pour vivre,
mais aussi l’exigence du contrôle des travailleurs et de la population sur toutes les décisions
économiques.
C’est le sens du programme qu’a défendu Nathalie Arthaud lors de la présidentielle. C’est le sens de nos
candidatures à ces législatives.

Recevez nos salutations communistes
Les candidats de Lutte Ouvrière en Tarn et Garonne

Françoise Ratsimba, Richard Blanco